Réhabiliter la morale et la réintroduiredans l’éducation et l’enseignement
Réhabiliter la morale et la réintroduiredans l’éducation et l’enseignement
Face aux risques que représentent le retour du sentiment religieux qui se manifeste à la marge par le fanatisme, la laïcité est le rempart qui peut préserver la paix social.
Elle est brandi comme un étendard vers lequel converge encore aujourd'hui une opinion largement concensuelle. Toutefois, malgré cette unanimité, force est de constater que la laïcité cède du
terrain sous la pression religieuse. On observe que des personnalités politiques par peur de l'islam se retranchent, pour se défendre, derrière l'identité religieuse chrétienne plutôt que
derrière la laÏcité. Ce comportement de personnalités ouvertement républicaines et par conséquent laÏques est choquante. A la réflexion elle peut s'expliquer.
Quels arguements peut opposer un laïque aux religieux dont la puissance culturelle est sans commune mesure avec
celle de la laïcité. La force des religions tient dans leurs traditions transmises grâce à une éducation active. Or cette éducation serait impossible si elle ne disposaient pas d'un système de
valeurs complexes à transmettre et qui forme le moule des futures adultes. L'ensemble de ces valeurs porte un nom : la morale. Les laïques en décrétant que la morale est subjective se coupe
l'herbe sous les pieds. Cette subjectivité interdit son enseignement dans les institutions publiques. Comme un être humain ne peut pas vivre sans un système de valeur, l'individu se crée son
propre système sous l'influence de la famille ou celle de l'environnement. Il est ainsi soumis à l'arbitraire religieux ou au conditionnement des média, transmetteur, des valeurs du libéralisme
sauvage. Dans ces conditions, la laïcité n'est plus qu'un mot, un idéal dont le contenu reste virtuel.
Les laïque ont-ils raison de considérer la morale ou plus précisément le bien et le mal comme des notions purement
subjectives ?
La légitimité de la morale peut avoir deux fondements : la foi ou la raison. Laissons la foi aux religieux et
examinons si la morale et la raison sont conciliables. En dehors d'un contexte religieux, les notions de bien et de mal surgissent dés l'instant où l'on conçoit un projet. L'ensemble des
comportements qui contribueront à sa réussite seront "bien". Ils forment ce qu'on appelle l'éthique d'un projet. l'éthique du randonneur à cheval se définit par rapport à son projet de vouloir se
pormener sur une large étendue géographique et dans la sécurité. Si l'ultime projet d'un être humain est de vivre et de pérenniser son espèce, alors sa raison déduit des règles et des valeurs qui
ne sont pas subjectives à condition de fuire toute idéologie. Le conditionnement par l'éducation à la morale laïque n'est pas une prison. Au contraire, elle définit l'espace de liberté maximum
qu'un être humain peut disposer. Au de-là de sa frontière, on rencontre la souffrance et la mort prématurée. Cette espace, accepte toutes les cultures et les religions qui adhèrent à la
plateforme de valeurs de la laÏcité. Qui me contredira ?
’objection « contre-nature » procède le plus souvent d’une vision naturaliste de la culture, comme si celle-ci
obéissait aux lois de la biologie. L’information, objet du traitement de la culture, obéit à des lois spécifiques. Toutefois, cette caractéristique ne permet pas d’opposer la nature à la
culture.
L'évolution du cerveau humain dont la fonction est le traitement de l'information a engendré la culture selon la logique de la sélection naturelle pour protéger un être dont le corps est totalement désarmé. Pourtant, on constate dans les faits, que la nature et la culture peuvent néanmoins s’opposer.
Si l'évolution de la biologie sélectionne les fonctions et les êtres les plus appropriés pour durer, on peut lui attribuer une finalité, celle de faire durer les être qu’elle crée. Il suffit d’observer les moyens protecteurs complexes extrêmement sophistiquées dont sont pourvus les êtres vivant pour en être convaincu. Ainsi l'ultime fonction de la culture, pour être en cohérence avec la nature biologique serait de pérenniser la vie humaine. Cette constatation permet d'opposer, à l'argument subjectif "contre-nature", employé couramment contre certains comportements humains, une objection beaucoup plus rationnelle. La référence à la finalité de la nature est évidemment plus convaincante que la référence à des catalogues de devoirs d’origines divines ou à l’interprétation subjective de fonctions visibles à travers des comportements observés dans la nature.
Ainsi, l'homosexualité est considérée comme immorale par certains, du fait d’une vision purement biologique de la fonction amoureuse, celle de la reproduction. L’amour sans la reproduction serait immoral. La surpopulation humaine de la terre qui risque à terme de nuire à l’existence même de l’espèce confirme la nuisance de ce jugement. Au contraire, Si l’on apprécie les comportements par leurs conséquences, on constate que l’amour, avec ou sans reproduction, en renforçant le goût de vivre, répond à une fonction déterminante de protection de la vie. Cette fonction incontournable accorde ainsi à l’homosexualité sa légitimité morale, du fait de sa conformité avec la finalité de la nature.
Bien que la fonction originaire de la culture soit de protéger l’individu, force est de constater qu’elle ne remplit pas toujours cette fonction. La culture chez l'homme a atteint un tel niveau d'autonomie par rapport à la nature, qu'elle est en mesure de produire des comportements et des œuvres capables de contrecarrer sa finalité. Elle a le pouvoir de mettre fin prématurément à l'existence de l’être humain et même de son espèce. Cette autonomie est à l'origine de la morale. La morale procède de la volonté de faire durer la vie humaine et son espèce en concordance avec la finalité de la nature biologique. Ce projet induit une série de conséquences qui limite la liberté humaine. Il définit un système de valeur devant encadrer les comportements culturels afin de les garder cohérents avec la finalité biologique. Ainsi, un comportement sera qualifié de contre-nature uniquement lorsqu'il portera atteinte directement ou indirectement à la vie humaine ou à la pérennité de son espèce.
Les restrictions de la liberté, imposées par la morale, ne doivent en aucun cas être confondu avec celles des lois juridiques. La morale laïque n'énonce aucune loi pratique. Elle agit comme une boussole qui indique le sens ultime des activités humaines. Ce sens permet de délimiter la frontière entre le bien et du mal. Si la morale énonce les valeurs qui donnent aux actes leur sens moral, elle ne précise pas leur mise en œuvre pratique. C'est le rôle de la Culture que d’inventer des mœurs respectant les valeurs morales et par ses lois juridiques de les préciser et de les encadrer. Les lois morales et juridiques sont de nature différente et les fusionner conduit à la catastrophe. Les valeurs morales sont universelles tandis que les lois juridiques sont opportunistes. Les lois juridiques varient en fonction des contingences des peuples et évoluent grâce à la connaissance apportée par l'expérience ou à cause des changements environnementaux. Elles résultent d'une invention permanente stimulée par la contrainte de la nécessité de s'adapter pour protéger l'homme et son espèce. Cette invention est à l’origine des grandes Cultures caractérisées par leur cohérence, plus ou moins empirique, avec le projet de durer.
Lorsque la morale relève de la foi, elle se concrétise généralement par un catalogue de lois intangibles. Leur application, dans un Etat religieux en tant que loi d’Etat, pétrifient la société du fait de leur caractère sacré et éternel. L’absence de séparation entre la religion et l’Etat, conduit inéluctablement vers le déclin car, faute d’adaptation, la société dégénère jusqu’à se détruire dans une décadence finale, irréversible. La rayonnante culture musulmane démarre son déclin vers le dixième et le onzième siècle sous l’influence d’intégristes qui préconisèrent la stricte application de la charia. La violence islamiste contemporaine illustre à la marge la décadence de cette culture.
La nature a engendré la culture. La durée de l’espèce porteuse de cette culture est entièrement dépendante de sa cohérence avec la finalité de la nature biologique sous peine d’être éliminé par l’impitoyable sélection naturelle.
’association SOS-racisme, par son goût médiatique et ses comportements extrémistes, va l’encontre de son objet social en exacerbant le racisme. La censure qu’elle impose sur les constats concernant la disparité des comportements culturels bloque toute possibilité de poser à plat sur la table les problèmes de société. Elle censure sans contribuer à la résolution des problèmes. Elle attise les rancœurs par une discrimination positive excessive. Selon elle, les uns ont le droit d’appeler à la haine du fait de leur origine issue de l’immigration, les autres sont fustigés et poursuivis en justice s’ils constatent ouvertement les méfaits.
On ne peut pas nier qu’il existe un risque réel de voir apparaître une discrimination qui s’appuierait sur des statistiques mettant en évidence une disparité des nuisances en fonction de l’origine des populations ou de leur appartenance religieuse. Toutefois, la politique de l’autruche est bien plus nuisible encore. L’occultation des problèmes produit deux effets pervers d’une extrême gravité. Elle contribue à la perpétuation des nuisances sans les résoudre et fait le lit de l’extrême droite populiste en ralliant une population exaspérée à l’aide d’arguments aisément puisés dans les faits.
La volonté louable de lutter contre le racisme a inspiré la création de SOS-racisme. Mais les dirigeants technocrates de cette association, plus ambitieux de leur avenir politique que de résultats pratiques ont transformé cet organisme en une « boite de com » coûteuse dont le but inavoué est de convaincre les politiciens de leur accorder des subventions pour perpétuer leur existence inutile. Ces politiciens votent ces subventions moins par l’efficacité supposée de leur usage que pour se soustraire aux critiques des antiracistes. On est en plein dans le gaspillage des deniers publics au nom de l’apparence. Des milliers d’associations en France doivent leur existence inefficace à cette alliance entre partenaires complices qui ne sont dupe de rien.
À aucun moment, le vrai problème de la délinquance, quelle que soit son origine, n’est réellement posé. En interdisant légalement l’éducation au sein de « l’éducation nationale », la société française accepte la disparité de l’éducation en ne participant pas sa réduction. Elle abandonne les populations défavorisées et les condamne à une double peine. Celles-ci souffrent des lacunes de l’éducation de la rue et sont de plus, privé de l’ascenseur social qui repose au moins autant sur l’enseignement que sur une bonne éducation.
L’inutilité de l’existence des associations tel que SOS-racisme ne tient pas tant à leur bonne intégration dans une « société du spectacle ». Elle vient du risque de devenir des embryons d’une nouvelle « Stasi » ou d’une nouvelle sorte de « police religieuse » dont on critique si fortement leur existence dans certains pays musulmans. La « chasse aux sorcières" a commencé en France. C’est le début d’une restriction des libertés. Le déclin de la société Française se poursuit.
a nationalité, du point de vue de la morale, dénote l’appartenance à une communauté dont le partage des valeurs est plus
important que celui du patrimoine culturel. La puissance protectrice du sentiment de fierté d’être co-propriétaire d’un patrimoine culturel est beaucoup plus faible que celle du sentiment de
fraternité qui naît d’un combat commun. Au contraire du sentiment d’une possession patrimoniale partagée, les valeurs orientent les pensées et les actions, des hommes qui les partagent, dans une
même direction. Elles les unissent dans un même projet dont l’effort, pour le réaliser, les attache par des liens de fraternité indéfectibles. Les souvenirs nostalgiques des hommes et des femmes
qui ont mené courageusement un combat commun expriment le lien puissant qui les unit. Ils sont la preuve qu’au de-là des différences, la cohésion, la confiance et l’intérêt commun uni plus que
tout autres facteurs.
Le bien et le mal n’existent que par le projet qui les fait naître. La plupart des nations civilisées adhèrent à la
déclaration des droits de l’homme. Même si cette déclaration reste un peu empirique quant à sa justification, elle indique clairement que l’ultime projet des hommes est celui de la qualité de
vie, aujourd’hui et demain, de chacun des membres de son espèce.
La connaissance de la frontière du bien et du mal et des qualités qui en découlent n’est pas innée, bien qu’elles
ne soient pas en contradiction avec l’instinct de conservation. Mais l’efficacité de la protection individuelle exige l’apprentissage du contrat social qui garantit nos bonnes relations.
Cet apprentissage ne peut pas être facultatif et laissé à la responsabilité d’organisations religieuses ou sectaires. Il est de la responsabilité de l’école républicaine de donner à chacun
des enfants de la nation, la même chance d’accéder à l’éducation qu’à celle de l’enseignement. Le ciment de la cohésion nationale est l’unique résultat d’une éducation morale nationale. Un
programme politique qui n’évoquerait pas clairement cette question de l’éducation morale ne serait pas crédible.
L’éducation morale fonde la société future. Elle formate les citoyens en leur donnant les clés qui ouvrent
les portes de l’espace de liberté de vie la plus étendue imaginable. Elle attribue aux nations une capacité d’adaptation et une efficacité que seule la cohérence des valeurs partagées peut
offrir.
près les propos tenus par Eric Zemmour : «les Français issus de l’immigration sont plus contrôlés que les autres parce que la plupart des
trafiquants sont noirs et arabes… C’est un fait», les réactions, une fois de plus, confirment le déclin de la France. Dans ce pays, on a le droit d’observer, grâce aux faits-divers et aux
émissions sur les prisons notamment, qu’une bonne partie des délinquants provient du continent africain, curieusement, il est interdit de le dire. Que cache cette hypocrisie ?
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