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  • : Ya Santal
  • : Ya santal est le pseudonyme d'un homme libre, qui n'appartient à aucune organisation et qui ne se sent investi d'aucune mission à remplir

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Les articles se suivent. Il est conseillé de les lire dans l'ordre de parution.
Samedi 7 juillet 2007
 La conception contemporaine de la morale nie l’existence d’une morale universelle qui définirait un bien et un mal communs à tous les êtres humains. La production abondante de morales différentes au cours de l’histoire est un fait qui semble corroborer cette conviction.
Le terme « morale » devenu ainsi suspect est rejeté. Attitude hypocrite, car il est remplacé par des expressions telles que : esprit citoyen, civisme…
   On refuse l’enseignement de la morale car la mode est de dire que c’est une affaire de famille et dans le même temps on exige des jeunes adultes qu’ils adhèrent aux principes et aux valeurs de la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen sans avoir été instruit ni éduqué.
   On s’étonne des comportements antisociaux de certains mineurs alors que l’éducation nationale se défausse sur la famille pour éduquer et que les familles fautes de repères livrent leurs progénitures au formatage des médias.
   Enseigner la morale ? Et quelle morale ?

par Ya Santal publié dans : Préambule
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Mercredi 11 juillet 2007
    La morale est un système de règles défini à partir d’une certaine conception du bien et du mal. Les plus grands philosophes se sont interrogés sur l’existence d’un vrai bien. La conviction actuelle généralement défendue nie la possibilité de définir un bien absolument vrai et, partant, une morale universelle qui s’imposerait à tous les hommes par la force de sa vérité au même titre que les règles mathématiques. Cette négation laisse supposer que le sens de la vie humaine échapperait à la rationalité qui a présidé à l’évolution biologique de la biosphère.
  Dans l’état actuel des connaissances scientifiques, l’idée qu’il puisse exister une parcelle de l’univers qui ne soit pas rationnelle est difficilement imaginable. Aussi, il paraît peu probable que l’apparition de la culture humaine soit l’occasion d’une rupture de cohérence dans la chaîne de tous les processus qui  ont fait évoluer la matière vivante, de la bactérie monocellulaire à la prodigieuse complexité de l’être humain. Même s’il n’y a pas d’intention (divine) dans cette fabuleuse histoire de la vie qui s’est poursuivie sur plusieurs milliards d’années, la constance de la nature  à respecter une logique de production de la vie est remarquable. Plusieurs lois ont déjà été mises en évidences par les savants. L‘une d’elles bien connue est la loi de la sélection naturelle de Darwin.
  Ainsi, selon les moralistes contemporains, l’apparition de la culture humaine viendrait en rupture de cohérence et s’opposerait à la nature alors qu’elle en est le fruit. La culture ne serait plus une évolution dans la biosphère, mais une mutation mortelle pour l’espèce qui en serait victime.
par Ya Santal publié dans : Le fondement de la morale de la vie
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Dimanche 15 juillet 2007
La nature vivante se distingue de la nature minérale par deux caractéristiques : la reproduction et la finalité de son existence.
   Les êtres vivants ont la capacité à se reproduire par eux-mêmes par la copie et la transmission de l’information moléculaire qu’ils portent en eux. Par le jeu de la sélection naturelle, seuls les individus adaptables survivent et transmettent aux générations suivantes, les caractéristiques génétiques qui les ont sauvés. Cette sélection a rapidement produit des êtres vivants dont l’organisation biologique était dotée d’un ensemble de moyens physiques et énergétiques propres non seulement à assurer leur survie mais aussi à la défendre coûte que coûte. Leur réaction face au danger confirme la réalité d’une pulsion de vie qui les pousse à vivre. La vie veut vivre pour nulle autre raison que de faire durer son existence dans son intégrité. Cette constatation révèle une loi fondamentale du vivant. Alors que dans le monde minéral, la durée est la condition de l’existence, dans la biosphère, elle devient une finalité.
    Parmi les espèces animales les plus évoluées, l’une d’entre elles, l’espèce humaine, se différencia par une hypertrophie du cerveau. Avec la capacité d’invention que lui a procurée cet organe, l’homme a ravi à l’environnement la maîtrise de son destin.
   Sa puissance intellectuelle l’a quasiment affranchi de la loi de la sélection naturelle. L’environnement a cessé pour lui d’être un facteur de sélection déterminant, les sciences se chargeant de réduire les déficiences naturelles et les blessures accidentelles.
Sa maîtrise dépassant celle de sa propre évolution lui a donné le pouvoir de mettre un terme à l’existence même de son espèce. Émancipé du corset alimentaire et reproductif qui limite le sens de la vie animale à sa propre pérennité, l’homme a vu sa liberté s’étendre au point de pouvoir agir à l’encontre même des lois qui l’ont fait naître. L’homme peut consciemment être à l’origine de sa propre disparition. Mais ce destin funeste n’est pas forcément une fatalité.
    En effet, si l’on voit dans cette liberté une rupture avec la nature, celle-ci n’est pas dans l’absence de cohérence de la culture, mais seulement dans la possibilité de son manque. L’homme peut volontairement ou, par inconscience, rompre avec le sens naturel de la vie qui est de durer, mais les hommes individuellement, dans leur plus grande majorité, ne le souhaitent pas.
   Qui peut réfuter l’idée que les êtres humains  ne sont pas accrochés à leur vie comme à celle de leurs enfants et que par conséquent, ils souhaitent un long destin à leur propre espèce. Cette volonté de vivre et de pérenniser l’espèce est incontestablement l’expression de la pulsion de vie naturelle que l’on observe chez tous les vivants. Dans la nature, cette énergie créative participe à l’évolution des espèces par sa soumission aux lois biologiques et écologiques. Dans l’espace culturel, si la liberté échappant à ces lois, n’est pas limitée par des règles appropriées l’action humaine perd sa cohérence avec celle de la nature.
   La communauté de sens entre celui de la nature vivante qui est de durer et celui de la culture qui s’exprime par l’amour de l’homme pour sa vie légitime le projet de fonder le sens de tous nos comportements sur le respect de la vie humaine.
   À un fondement commun d’un ultime projet correspond une morale commune, universelle et qui s’appelle la morale de la vie quand son fondement est le respect de la vie humaine.
par Ya Santal publié dans : Le fondement de la morale de la vie
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Vendredi 20 juillet 2007
  Malheureusement, même en bénéficiant d’un large consensus sur sa légitimité, cette morale ainsi définie ne résout en rien les problèmes que pose son application. Il n’y a qu’à observer les pratiques quotidiennes dans diverses religions et philosophies à la morale respectant la vie pour constater des comportements contradictoires. Un même fondement, du fait de toutes les interprétations possibles peut être à l’origine de morales aux valeurs ambiguës et discutables.
   Pour tenter de lever l’arbitraire dans l’interprétation du bien et du mal, nous allons opposer aux approches mystiques et idéologiques, une approche fonctionnelle de la morale.
   En fondant la morale sur le respect de la vie humaine, la définition du bien et du mal se clarifie un peu mais pas suffisamment pour définir des valeurs et des tabous avec rigueur et précision.
   Que signifie respecter la vie, l’épanouir, se sacrifier ? la vie du groupe est-elle plus importante que la vie individuelle ? comment raisonner sur l’avortement et l’euthanasie ? L’intention est-elle plus importante que la conséquence ? Sans autre précision sur le fonctionnement de la morale que celle de son fondement, il est difficile de répondre à ces questions sans se perdre dans le labyrinthe des interprétations.
par Ya Santal publié dans : Le fondement de la morale de la vie
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La Grande Histoire

 
Au début fut le mouvement.
Le mouvement permit l’échange.
L’échange créa la diversité.
La diversité devint l’Univers.
La complexité engendra la Conscience
et la Conscience chercha l’origine du mouvement.

Ya Santal

 

 

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