5 – Les échanges

Publié le par Ya Santal

Dans l’enseignement des religions, la morale limite la liberté avec un catalogue de prescriptions empiriques dont la tradition est censée garantir notamment le bon respect de la vie. Avec une approche fonctionnelle, nous allons tenter de réduire l’empirisme mystique et idéologique au profit de la rationalité.
  Tout d’abord, interrogeons–nous sur ce qui caractérise la vie et serait utilisable comme facteurs raisonnables dans un raisonnement rationnel.
  On sait par les savants que notre univers serait né d’une explosion initiale (le big-bang). L’énergie libérée matérialisée sous forme de particules et de mouvements auraient permis des regroupements pour former des nucléons à l’origine de la matière.
  Le processus de création de l’univers se réalise donc à partir des échanges que provoque  le mouvement.
  C’est aussi cet échange créateur qui anime la vie dont la biologie repose sur les échanges électrochimiques. L’organisation des échanges maintient l’intégrité de l’être vivant tandis que sa désorganisation provoque la mort. Les lois des échanges sont au cœur de la vie.
  L’espèce humaine par sa biologie est soumise aux lois des échanges. Mais elle doit aussi son existence à une culture, elle aussi structurée par des règles. Ce savoir accumulé au cours des temps qui se manifeste par des comportements et des réalisations est avant tout de nature informationnelle. Cette faculté à traiter l’information est une fonction du cerveau. Or celui-ci est un organe biologique qui participe au fonctionnement du corps auquel il appartient. Sa finalité fonctionnelle ne peut être différente.
  La cohérence des systèmes vivants suggère que la culture, production du cerveau, devrait être partie prenante du fonctionnement biologique global et en poursuivre la même finalité. La culture serait ainsi le produit d’une organisation des échanges d’informations dont la finalité originelle serait la préservation de la vie humaine.

  La sélection naturelle a fondé la finalité de la vie. Par la sélection, elle a façonné toutes les espèces vivantes.
En dotant l’être humain d’un cerveau puissant, la sélection naturelle lui a accordé une telle autonomie qu’elle a perdu en partie, son pouvoir créatif sur cette espèce. Ce pouvoir a en quelque sorte été remis à l’homme qui jouit d’une totale liberté aussi créatrice que destructrice.
  Au cours de l’histoire, l’homme a exercé  ce pouvoir en toute liberté. Il s’est joué de la finalité culturelle avec ignorance. En trahissant les lois de la durée de la sélection naturelle, l’homme se trouve aujourd’hui confronté aux conséquences désastreuses  de son inconscience.
 

Publié dans Les échanges

Commenter cet article