116- Dissoudre l'association "SOS-racisme"

Publié le par Guy PROUIN

01044-L-.jpg

’association SOS-racisme, par son goût médiatique et ses comportements extrémistes, va l’encontre de son objet social en exacerbant le racisme. La censure qu’elle impose sur les constats concernant la disparité des comportements culturels bloque toute possibilité de poser à plat sur la table les problèmes de société. Elle censure sans contribuer à la résolution des problèmes. Elle attise les rancœurs par une discrimination positive excessive. Selon elle, les uns ont le droit d’appeler à la haine du fait de leur origine issue de l’immigration, les autres sont fustigés et poursuivis en justice s’ils constatent ouvertement les méfaits.

On ne peut pas nier qu’il existe un risque réel de voir apparaître une discrimination qui s’appuierait sur des statistiques mettant en évidence une disparité des nuisances en fonction de l’origine des populations ou de leur appartenance religieuse. Toutefois, la politique de l’autruche est bien plus nuisible encore. L’occultation des problèmes produit deux effets pervers d’une extrême gravité. Elle contribue à la perpétuation des nuisances sans les résoudre et fait le lit de l’extrême droite populiste en ralliant une population exaspérée à l’aide d’arguments aisément puisés dans les faits.

La volonté louable de lutter contre le racisme a inspiré la création de SOS-racisme. Mais les dirigeants technocrates de cette association, plus ambitieux de leur avenir politique que  de résultats pratiques ont transformé cet organisme en une « boite de com » coûteuse dont le but inavoué est de convaincre les politiciens de leur accorder des subventions pour perpétuer leur existence inutile. Ces politiciens votent ces subventions moins par l’efficacité supposée de leur usage que pour se soustraire aux critiques des antiracistes. On est en plein dans le gaspillage des deniers publics au nom de l’apparence. Des milliers d’associations en France doivent leur existence inefficace à cette alliance entre partenaires complices qui ne sont dupe de rien.

À aucun moment, le vrai problème de la délinquance, quelle que soit son origine, n’est réellement posé. En interdisant légalement l’éducation au sein de « l’éducation nationale », la société française accepte la disparité de l’éducation en ne participant pas sa réduction. Elle abandonne les populations défavorisées et les condamne à une double peine. Celles-ci souffrent des lacunes de l’éducation de la rue  et sont de plus, privé de l’ascenseur social qui repose au moins autant sur l’enseignement que sur une bonne éducation.

L’inutilité de l’existence des associations tel que SOS-racisme ne tient pas tant à  leur bonne intégration dans une « société du spectacle ».  Elle vient du risque de devenir des embryons d’une nouvelle « Stasi » ou d’une nouvelle sorte de « police religieuse » dont on critique si fortement leur existence dans certains pays musulmans.  La « chasse aux sorcières" a commencé en France. C’est le début d’une restriction des libertés. Le déclin de la société Française se poursuit.

Publié dans Opinion d'un moraliste

Commenter cet article