8 - L’autonomie

Publié le par Ya Santal

  L’observation de la biosphère met en évidence une caractéristique essentielle de la vie. Dans la flore et la faune, chaque vie bénéficie d’une très grande autonomie. Chaque herbe d’un pré, chaque arbre d’une forêt, chaque poisson d’un océan, est la seule vie à connaître précisément ses propres besoins et à pouvoir mettre en œuvre les moyens adaptés dont elle dispose pour les satisfaire. Chaque vie saine est maîtresse de ses échanges.
  Aucun centre de décision ne répond avec autant d’efficacité aux besoins spécifiques liés à la survie et à l’épanouissement que celui qui se situe au cœur de chaque être vivant.
L’autonomie est le statut naturel de tout être vivant. Toute atteinte à l’autonomie d’un organisme vivant sain porte préjudice à son bon fonctionnement.
  Ce constat se vérifie dans tout organisme, qu’il soit biologique, économique, financier ou de toute autre nature. Une organisation a besoin d’un minimum d’autonomie pour remplit convenablement sa fonction.
  Parce qu’elle est une condition nécessaire à l’épanouissement des échanges, l’autonomie est le statut exigé par la morale de la vie pour l’être humain. Son respect est une valeur morale essentielle.
 L’aspiration à l’autonomie de territoires s’est souvent traduite par des revendications politiques. Contrairement aux invocations de leurs initiateurs, leur légitimité, ne se situe pas dans l’autonomie elle-même. Elle reste conditionnée par la conformité de ses effets au fondement de la morale de la vie.
  Et pour atteindre cet objectif, la limitation de l’autonomie est le plus souvent une condition nécessaire.

Publié dans Les échanges

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