9 - L’autonomie relative

Publié le par Ya Santal

  L’autonomie est le statut normal des organismes matures. Grâce à elle, les échanges sont productifs et pertinents avec un maximum d’économie de moyen. Toutefois, elle ne saurait être une fin en soi. La cohérence d’une société morale soumet les limites de l’autonomie à la finalité de la morale.
  Les limites de ce statut s’observent particulièrement chez les membres des espèces évoluées. L’interdépendance y rogne les libertés individuelles. Cette perte est le prix d’une meilleure protection apportée par la dépendance des compétences spécialisées de chacun des membres de la famille, du groupe ou de la société.
  Une organisation autonomique gère toutes les autonomies dans la cohérence par le réglage subtil des interdépendances.
  La définition des limites de l’autonomie est un enjeu politique, un sujet récurrent de négociation. Mais la relativité de l’autonomie peut être ajusté dans la paix si la finalité de la morale est l’ultime projet de ceux qui la discute.
  La relativité de l’autonomie est une nécessité morale dans les organisations évoluées. Elle amplifie l’efficacité protectrice par sa puissance productive et créative.

Publié dans Les échanges

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