17 – Le choix du plaisir

Publié le par Ya Santal

  Les besoins fondamentaux sont satisfaits par le plaisir que procure leur assouvissement. Mais les qualités protectrices du plaisir ne concernent pas seulement l’intégrité physique. Quand il ne nuit pas à la santé, le plaisir quelle que soit son origine, renforce le goût de vivre et devient une source d’énergie pour vaincre les obstacles nuisibles à la vie. Nier la valeur morale du plaisir protecteur, c’est mutiler l’être humain d’une partie de sa pulsion de vie.
  Quand cette énergie agréable est absente des activités de la vie quotidienne faute de plaisir, elle doit être généré le plus souvent dans la souffrance par la volonté. Le refus d’utiliser la source d’énergie alimentée par l’espérance du plaisir abaisse le niveau de productivité de l’individu. La souffrance agit comme un frein au moment où la volonté use son énergie pour avancer.
 Quand le plaisir n’est pas nuisible, il est une valeur morale génératrice d’énergie contrairement à la plupart des souffrances qui épuisent l’énergie vitale.
  Toutefois, la souffrance devient une valeur morale quand elle devient protectrice. Elle doit être acceptée. La volonté est alors appelée à la rescousse pour accomplir les efforts et les sacrifices que la protection de la vie exige. Aussi, quand on a le choix, la voie du plaisir vers un projet est moralement supérieure à celle de la souffrance dont la  productivité est généralement plus faible.
  Trop de gens aujourd’hui s’imaginent que la réussite d’un projet est mieux assurée dans la souffrance.
  L’éducation au plaisir protecteur et à la souffrance positive conduit à préférer pour soi et pour autrui la voie du plaisir quand le choix est possible.

Publié dans Les valeurs morales

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