21 – Le libéralisme et la morale

Publié le par Ya Santal

  La défaite de l’idéologie communiste et le triomphe de l’économie libérale ont discrédité les idéologies généreuses et toutes les formes d’autoritarismes philosophiques, morales et religieuses.
  La volonté de considérer la liberté comme valeur fondamentale a laissé le champ de l’éducation de la morale libre à toutes les influences.
  L’essor des croyances irrationnelles que l’on observe dans l’astrologie, la sorcellerie, la magie noire et les sectes confirment l’ouverture des esprits aux errances irrationnelles.
Dans ce contexte d’incertitude philosophique, les valeurs que sécrètent l’économie et la finance se substituent sournoisement à celles de la tradition.
  Aujourd’hui, la société américaine s’impose au monde entier comme principal modèle de société. Le rayonnement de sa culture et de sa morale s’est diffusé à travers tous les continents.
  Elle tient ce statut moins par la valeur de ses qualités morales que par son organisation économique et sociale qui lui assure un dynamisme et une prospérité enviés. L’issue pacifique du conflit Est-ouest a consacré la domination de son idéologie.
Le conflit Est-ouest opposait deux types de société.
  À l’Ouest, on défendait la liberté et l’on prospérait grâce à une économie d’échange sur un marché libre grâce à l’autonomie des personnes physiques et morales.
  À l’Est, au contraire, l’aspiration louable d’accéder à la société idéale s’est appuyée sur la planification et la centralisation. Une société hiérarchique s’est ainsi construite avec pour moteur une administration lourde incapable de coordonner harmonieusement les milliards d’échanges d’une vaste société.
  Avec le temps, cette économie peu productive et incapable de répondre aux besoins d’une population exaspérée et de plus en plus attirées par les succès du camp opposé, a contraint les dirigeants à renoncer à leur projet de société idéale.
  En l’absence d’alternative, le libéralisme a séduit presque toutes les nations. En position de modèle, les valeurs morales de la culture américaine fondée sur l’argent se sont imposées à travers le monde. L’efficacité économique semblait garantir la supériorité culturelle américaine. Or, une culture est toujours l’expression concrète  d’une morale. C’est pourquoi l’assimilation de la culture américaine a entraîné l’adoption de ses valeurs.

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