35 - Le communautarisme

Publié le par Ya Santal

DSC01095.jpg    La diversité culturelle caractérise les nations dont la culture dominante est accueillante. Les religions, l’immigration, les traditions et même les micros cultures de grandes écoles ou de secteurs économiques spécifiques créent des communautés que la culture dominante intègre en fonction de la concordance de leurs valeurs avec les siennes.
   En revanche, quand ces cultures se côtoient avec  des valeurs fondées différemment, on observe des frictions et parfois des comportements de rejet.
   Les affinités ont toujours réuni les hommes dans des groupes car elles facilitent les échanges. Mais ce rassemblement a une limite morale dans la Culture de la vie. L’amélioration des échanges qu’apporte l’affinité ne peut se faire aux détriments des membres des autres communautés.
   Lorsqu‘une communauté ou un groupe utilise l’affinité pour renforcer sa puissance économique, politique ou religieuse, sa volonté dominatrice induit des comportements discriminatoires préjudiciables aux échanges intercommunautaires
   L’accaparement d’un secteur économique ou simplement de postes à l’intérieur d’une entreprise par un groupe spécifique, ne peut se faire sans ségrégation. Une embauche qui dépend moins de la compétence que d’une spécificité culturelle partisane engendre outre un risque d’une moins bonne efficacité économique, mais surtout un ressentiment dangereux chez les prétendants injustement exclus.
   La culture de l’argent fondée sur le rapport de force prédispose à la ségrégation culturelle. Elle stimule implicitement la création de micros cultures fermées. Celles-ci s’emploient à capitaliser un pouvoir d’influence pour l’unique profit du groupe afin de renforcer le rapport de force en sa faveur. Cette volonté de puissance discriminatoire perturbe les échanges légitimes, nuit au bon fonctionnement de la société. En étant à l’origine de frustration parmi ses membres, elle est un germe de violence.

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