37 - L’axe du mal

Publié le par Ya Santal

DSC01214.jpg   Pour les défenseurs de la culture de l’argent, le Mal désigne les comportements qui nuisent au bon fonctionnement du marché planétaire. Ils combattent ainsi les situations de monopole, les régimes politiques autoritaires qui limitent la liberté d’échange et les terroristes dont la violence se manifeste en dehors du droit international et qui nuisent aux échanges commerciaux par l’insécurité qu’ils génèrent.
   L’argument qui  légitime aux yeux des libéraux cette conception du Mal repose sur la capacité du libre-échange à pacifier les relations internationales. Mais cette réalité occulte le mépris de l’individu avec lequel il est traité par la loi du marché.
   Le libéralisme pratique une discrimination impitoyable. Autant il protège la vie des acteurs du marché avec une efficacité jamais atteinte dans l’histoire, autant il abandonne les exclus dans le désespoir d’un cynique abandon.
   La tradition humaniste de différents courants religieux, philosophiques et politiques rassemble des opposants contre cette culture de l’argent. Leur activité s’exerce dans tous les pays.
   Au cœur des nations libérales, l’aspiration au respect de l’homme a motivé la création de nombreuses organisations altruistes. Elles s’emploient dans tous les domaines à réduire désespérément les ravages causés par la culture de l’argent. L’énergie qu’elles déploient démontre qu’il n’existe pas de nations libérales mauvaises. Elles mettent en évidence que l’origine du Mal doit être cherché davantage dans l’organisation économique que chez les membres qui la font vivre.
   L’axe du Mal traverse tous les pays libéraux y compris les Etats-Unis. L’irresponsabilité des défenseurs de la culture de l’argent perpétue à travers le libéralisme la domination des plus forts sur les plus faibles. Ses défenseurs sont dans le même camp que les terroristes. Leur violence destructrice se différencie de celle des terroristes uniquement par la dilution de leur responsabilité dans l’organisation économique. Ils sont les adversaires au sein de leur propre nation de leurs concitoyens qui défendent la vie.

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