59 - L’obéissance

Publié le par Ya Santal

DSC01096.jpg     Il y a trois types d’obéissances.
L’obéissance militaire est une soumission aveugle à l’ordre et à la règle et repose sur la confiance absolue dans le bien fondée des intentions de la hiérarchie. Dans ce cadre, la responsabilité de l’exécutant n’est pas engagée dans les conséquences de ses actes. Il peut en être autrement lorsque les conséquences apparaissent clairement en contradiction avec la Moral de la vie et les lois internationales. Si l’exécutant ne désobéissait pas à l’ordre qui le conduirait à une infraction morale grave ou au moins n’exprimait pas clairement sa désapprobation, une responsabilité pourrait lui être reconnu à la condition évidente qu’il est reçu auparavant un enseignement sur la Morale de la vie.
    L’obéissance civile des majeurs repose sur la compréhension et l’adhésion aux règles définies par la collectivité. La nature démocratique de ces règles légitime le devoir d’obéissance du citoyen. Au nom de l’ordre public, fondement de la société, la contestation, toujours possible dans une démocratie ne devrait le plus souvent s’élever qu’après l’exécution de la règle.
    L’obéissance civile des mineurs répond à deux préoccupations, l’une d’ordre public et l’autre d’ordre éducatif.
   Les  velléités d’indépendances naturelles chez les jeunes ne doivent pas faire oublier que l’apprentissage exige l’obéissance. L’apprentissage de l’obéissance est donc une nécessité primordiale. L’obéissance n’est pas seulement l’adhésion à un ordre pour en profiter des bienfaits, ce peut être aussi durant une période éducative un pur exercice éducatif. Cette obéissance formelle trouvera sa légitimité chez le jeune dans la certitude qu’un dialogue amical et explicatif est toujours possible avec les adultes.
     Obéir sans forcément comprendre, n’exclut pas l’esprit critique qui peut se manifester dans le dialogue.
    L’obéissance du mineur repose sur la confiance et le respect envers l’adulte. La seule vraie façon pour le mineur d’exprimer sa reconnaissance envers des adultes qui détiennent le savoir par l’expérience et sacrifie leur temps et une part de leur argent au profit de leur génération est de leur obéir respectueusement.
    La référence à la liberté libérale pour justifier un comportement refusé par les adultes est une imposture. La connaissance des limites de la liberté est détenue par les adultes. La défier est une arrogance de jeunes ignorants.
    La conception de la liberté sauvage dans le libéralisme réduit l’obéissance à un acte de soumission dans le rapport de force.
    Le libéralisme invite dans les faits à respecter la force plus que la compétence. En l’absence de rapport de force, la culture de l’argent non seulement se moque du respect qu’exprime l’obéissance mais glorifie l’esprit libertaire en pleine contradiction avec l’ordre public.

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