63 - La confiance

Publié le par Ya Santal

DSC01111.jpg    La confiance crée les conditions pour que les échanges s’effectuent en qualité, en quantité et en diversité avec un maximum d’économie d’énergie.
   La confiance est une vertu qui s’apprend. Elle trouve sa place entre la naïveté et la méfiance. Elle met en œuvre des qualités intellectuelles, morales, et psychologiques.
   La confiance pour ne pas être naïve doit s’appuyer sur une capacité d’analyse qui nourrira la conviction de l’absence de danger ou de son contrôle dans une relation. La méfiance se justifie lorsque des signes inquiétants appelle le soupçon. En revanche, elle est condamnable lorsqu’elle est suscitée par une peur injustifiée qui empêche l’appréciation objective de la relation. Une méfiance injustifiée fait baisser inutilement le niveau de rendement des échanges.
   La relation de confiance est impossible lorsque les valeurs morales des partenaires sont contradictoires. Les valeurs expriment un intérêt moral dont le fondement donne un sens unique à l’activité. Si les intérêts moraux s’opposent, les partenaires deviennent adversaires engagés dans une relation de rapport de force. Chacun devient le prédateur de l’autre. Sans la confiance, l’échange se dégrade sous la forme de la roublardise, de la tromperie, de l’exploitation, du vol et peut dégénérer jusqu’à l’élimination physique comme c’est le cas dans les groupes mafieux.
   Les flux d’échange dans une relation de confiance s’autorégulent dans le libre consentement mutuel.
  La confiance dans les échanges est un des facteurs fondamentaux de l’épanouissement. C’est le rôle de l’éducation que d’apprendre à être digne de confiance et à savoir détecter qui peut être digne de la sienne.
   La morale de a vie invite à ne jamais trahir la confiance sans laquelle la vie humaine s’apparente à celle des animaux sauvages, toujours sur le qui-vive, dont la défense mobilise toute la disponibilité.

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