67 - L’amour

Publié le par Ya Santal

DSC01103.jpg     Les nombreuses acceptions du mot amour en français renvoient à l’empirisme des morales religieuses et à l’influence de la morale de l’argent.
   L’amour passion, l’amour mystique, l’amour possessif, l’amour généreux, l’amour familial, l’amour sexuel, tuer par amour, toutes ces expressions révèlent une grande diversité de la nature des relations amoureuses sans pour autant préciser la définition de l’amour.
  L’approche de l’amour dans la morale judéo-chrétienne et celle de l’argent se ressemblent par leur excès et s’opposent par leur fondement.
   La dualité de l’échange est au cœur de l’amour. La morale Judéo-chrétienne valorise le flux donneur et réprime jusqu’au sacrifice le flux receveur souvent confondu avec le flux preneur. La générosité est valorisée à l’excès. La morale de l’argent au contraire favorise les flux receveurs et preneurs. Elle valorise insidieusement l’égoïsme de l’individualisme. Dans cette concurrence culturelle, la morale de l’argent semble prendre l’avantage.
   Dans une relation d’amour, selon la Morale de la vie, les flux receveur et preneur peuvent légitimement se confondre. Lorsqu’on s’offre entièrement, l’autre partenaire peut choisir le plaisir qui répondra  le mieux à son caprice du moment. Ce qu’il prend en réalité n’est qu’un choix de ce qu’on lui offre.
   Le libre consentement mutuel purifie les flux tant qu’ils ne nuisent à personne.
C’est le devoir de chacun que de respecter la vie en la protégeant. Mais c’est une preuve d’amour que de la protéger en éprouvant du plaisir.
   L’amour selon la Morale de la vie respecte l’autonomie du ou des partenaires quand ils sont majeurs en offrant sans compter tout ce qui contribue à protéger directement ou indirectement.
   Un amour durable exige une réciprocité suffisante du don de soi. L’inégalité de l’offre, dans les échanges, sur une période trop grande, conduit à un affaiblissement d’un des partenaires qui bientôt pour se protéger devra se résoudre à arrêter la relation.
   Dans une véritable relation d’amour, le plaisir de chacun à protéger l’autre, notamment en donnant du plaisir, garantit l’autorégulation réciproque des échanges ainsi que leur pérennité.

Publié dans Amour et sexualité

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