69 - Éducation et liberté sexuelle

Publié le par Ya Santal

DSC01111.jpg    Le projet de la relation sexuelle est de protéger le partenaire en renforçant son goût de vivre avec le plaisir du corps.
   La recherche de partenaires et les échanges amoureux sont régis par les lois générales des échanges issus de la Morale de la vie.
   Deux règles cardinales définissent l’échange dans l’espace de liberté de la Morale de la vie : le libre consentement mutuel et l’absence de nuisances aux conséquences de l’échange.
   Le rôle de l’éducation est de conditionner à vivre la richesse des échanges en observant ces deux règles.
   La liberté sexuelle sera d’autant mieux exploitée que l’éducation aura développé des qualités morales, artistiques et intellectuelles.
   L’éducation selon la Morale de la vie développe la capacité à donner du plaisir autant qu’à le recevoir. Elle fait découvrir les valeurs morales et les vertus pour pérenniser la relation par la séduction morale, la générosité et la confiance.
   L’éducation artistique donne aux échanges une dimension émotionnelle amplificatrice de plaisir.
   L’éducation intellectuelle ajoute au plaisir des sens la dimension de la connaissance par l’échange du savoir et de la réflexion.
   L’apprentissage de la pratique érotique apporte la connaissance du corps, l’expérience de son toucher et l’art d’utilisation de tous les sens pour le plaisir.
   L’éducation à la liberté sexuelle est le meilleur chemin pour éloigner de la vulgarité et de l’obsession engendrée par la frustration. L’enseignement de la sexualité avec les valeurs de la Morale de la vie donne à la libre expérimentation tout son pouvoir éducatif.
  La richesse de la culture amoureuse est incompatible avec le puritanisme. Le refus de l’éducation sexuelle dans sa dimension de plaisir conduit à abandonner les jeunes à leurs instincts avec pour seul cadre une tradition empirique. Il prépare le terrain à la délinquance sexuelle qui en se développant offrent par réaction au puritanisme libéral les arguments de son prosélytisme.
   Profitant des conséquences désastreuses de cet abandon éducatif, les lobbies religieux qui sont des productions du libéralisme et des instruments de la culture de l’argent justifient la répression sexuelle au nom d’un ordre divin et au profit de l’ordre public. La frustration qui résulte de cette attitude puritaine profite finalement à la consommation marchande dynamisée par la compensation libidinale.
  La Morale de la vie, par son fondement, invite à l’apprentissage de la relation amoureuse. Le respect de ses valeurs éloigne de la vulgarité et conduit vers la maîtrise de sensations et d’émotions menant à l’abandon réciproque dans une confiance fusionnelle.

Publié dans Amour et sexualité

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