72 - L’homosexualité

Publié le par Ya Santal

DSC01116.jpg  L’attirance sexuelle entre deux personnes de même sexe est un fait observé dans toutes les cultures et tout au long de l’histoire humaine. La bienveillance ou l’hostilité qu’elle a suscitées a varié selon la morale des peuples. Le fondement de ces morales a créé des comportements d’assimilation ou de rejet.
   La morale de l’argent rejette l’homosexualité quand elle est ressentie comme un frein ou simplement inutile aux échanges économiques.
   L’invocation de sauvegarde de la famille et les références puritaines religieuses briment l’homosexualité comme toute activité sexuelle hors mariage. Ce prosélytisme de l’austérité tend vers un but inavouable et souvent ignoré de ses ardents défenseurs, celui d’utiliser le besoin de compensation de la frustration sexuelle comme facteur de consommation. Cette frustration engendre une violence qui se nourrit du plaisir de la discrimination. En effet, la discrimination est un rituel de soulagement de la souffrance. Elle désigne un bouc émissaire représenté par un groupe social accusé par les frustrés d’être à l’origine de leurs propres problèmes.
   Au prosélytisme vénal s’ajoute la pression du profit comme facteur de rejet de la différence. La volonté de réaliser des économies d’échelle par la vente d’un produit unique sur un grand marché valorise la normalité statistique. Les compagnies, pour améliorer leur profit, adaptent leurs produits et leurs communications aux besoins du marché dominant. L’hétérosexualité majoritaire s’impose naturellement comme norme. Les minorités sexuelles sont ainsi exclues du paysage culturel. La publicité, les films populaires ignorent les minorités. Cette discrimination induit un marginalisation et parfois une culpabilisation de la différence dont l’homosexuel est une des victimes.
   La fonction du modèle est de favoriser l’insertion sociale par la reconnaissance. L’absence de modèles de marginaux dans les médias populaires prive les minorités de repères et les enferme au mieux dans une culture clandestine ou au pire dans la solitude.
   Les tenants de la culture de l’argent fondent leurs valeurs sur la tradition. Le flou de cette référence empirique et souvent obscurantiste permet de choisir les seuls arguments en accord avec le fondement de la morale de l’argent en coalition avec le puritanisme religieux américain.
   La Morale de la vie a pour elle la clarté de la rationalité.
La qualité morale de l’homosexualité ne se détermine pas par son origine génétique ou culturelle mais par ses effets individuels et collectifs.
   Les amours homosexuels et hétérosexuels ne se différencient que par la question de la procréation.  Sur le terrain de l’affection et du plaisir sexuel, ces amours sont de même nature et remplissent la même fonction. Dans ces unions, on retrouve la même aspiration à vivre des échanges complets et de qualité. La pulsion de vie, à travers les relations amoureuses, accomplit son œuvre de préservation et d’épanouissement.
   La collectivité a tout à gagner favoriser l’épanouissement des minorités. En effet, quand ses membres sont gorgés de bonheur, ils n’ont d’autre choix pour l’augmenter que de le partager dans une générosité rayonnante. De plus, les minorités bien insérées contribuent largement à l’enrichissement Culturelle. Une culture tient sa séduction en grande partie de sa diversité. L’apport original des cultures minoritaires est le secret des grandes cultures rayonnantes..
   Au cours d’une vie, la rencontre amoureuse quels que soient le sexe et la différence d’age est une opportunité précieuse que la société doit protéger par ses lois et ses coutumes. Elle est le début d’échanges intenses et de grandes qualités dont les effets profitables rejaillissent sur la communauté.
   La culture de l’argent avec ses tabous pervers pollue les individus et grippent leurs relations amoureuses alors que naturellement elles pouvaient remplir les conditions pour durer.
   L’histoire a produit des traditions empiriques qui conditionnent des comportements nuisibles. Il est naturel de les assumer, mais il est de la responsabilité de tous de les faire évoluer par la politique, les médias, les arts et surtout, l’éducation.

Publié dans Amour et sexualité

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