74 - Le refoulement

Publié le par Ya Santal

DSC01070.jpg    Le refoulement naît d’un conflit de valeur. Les comportements assimilés naturellement par l’expérience de la vie quotidienne et ceux qui sont inculqués par
   l’éducation expriment des valeurs parfois contradictoires. La pulsion de vie en vue de protéger la capacité d’échange privilégie l’insertion sociale et refoule les valeurs qui ne sont pas en accord avec celles du groupe.
   La pulsion de vie préserve ainsi l’appartenance au groupe dont le fondement est l’identité des valeurs qui lient les membres entre eux. Cette appartenance est vitale pour l’individu car ses échanges en dépendent. Au nom de l’intérêt supérieur de l’individu, la pulsion de vie favorise les valeurs collectives et refoule les valeurs individuelles même lorsqu’elles sont inspirées par elle-même.
   Le refoulement est un effet de l’hégémonie culturelle du groupe sur l’individu. Il protège de l’exclusion et renforce par effet de masse les valeurs du groupe
La plupart des membres des sociétés dont la culture est constituée de valeurs éloignées de celles de la Morale de la vie souffre de refoulements.
   Le refoulement limite la liberté d’échange de l’individu dans des domaines vitaux. La pulsion de vie ainsi frustrée, induit des comportements violant à l’image d’une énergie comprimée qui s’échapperait d’un trop plein.
   Le refoulement constitue la source principale de violence dans les sociétés.
   Quand cette violence se retourne contre l’individu lui-même, elle peut être à l’origine de comportements suicidaires  ou d’adhésion à des idéologies violentes qui offrent la justification du sacrifice. En sacrifiant  ainsi sa vie l’individu abusé par une idéologie déviante ressent une exaltation qu’il interprète comme un encouragement divin. Le malheureux détruit sa vie ignorant que son exaltation provient d’un simple soulagement provoqué par la fin de la souffrance d’un refoulement dont sa culture est à l’origine.
   La plupart des cultures contemporaines sont productrices de refoulement. Certaines d’entre-elles le sont davantage au point de créer des déviances assimilables à des entreprises criminelles.
   Les cultures occidentales humanistes dans leur fondement ne sont pas à l’abri de nouveaux errements criminels. Leur ancrage dans les sables de la permissivité les fragilise tous les jours un peu plus. Les idéologies violentes entretenues par le refoulement récurrent de la culture judéo-araméenne exercent une attraction que les horreurs des génocides passés n’ont pas éteinte. Faute d’éducation, le terrain favorable au refoulement nourrit des idéologies ou des micro cultures fondées sur le goût de la violence. Le racisme, l’intolérance, les bagarres de supporters sportifs sont des prétextes pour jouir du plaisir du défoulement par la violence.
   Plus les valeurs d’une culture sont éloignées de celle de la Morale de la vie plus le refoulement perturbe le fonctionnement de la société. Les mauvais tabous compriment la pulsion de vie qui finit par exploser dans la violence.
   L’un des buts de la vie est de contribuer à détruire les mauvais murs de la prison culturelle afin d’étendre la liberté jusqu’aux confins de la protection de la vie.

Publié dans Amour et sexualité

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