76 - Les perversions

Publié le par Ya Santal

DSC01163.jpg    La psychologie et la psychanalyse en l’absence de la référence rationnelle de la Morale de la vie sont des disciplines aliénées à la Culture contemporaine de leur praticien. Les critères qui identifient la nature pathologique de certains comportements plongent leurs racines au plus profond de l’idéologie dominante dans laquelle a baigné les thérapeutes qui les ont définis.
   La déviation sexuelle définit classiquement la perversion et se réfère à un ordre naturel de l’instinct sexuel. Celui-ci serait repérable par comparaison soit avec les pratiques de l’animal soit avec la normalité statistique des comportements humains d’une société donnée.
   Cette notion d’ordre naturel nie la nature fondamentalement culturelle des comportements humains. La diversité des comportements inventés quel que soit le domaine d’activité fonde leur légitimité uniquement sur leur qualité protectrice de la vie, le plus souvent par le biais du plaisir. La référence aux comportements animaux ou à ceux de la majorité sociale renverrait les pratiques humaines minoritaires artistiques et les performances géniales, au rang de perversion.
   La pulsion de vie, de la naissance à la mort, pousse à imiter ou inventer des comportements de protection. L’adaptation au milieu dans l’histoire personnelle crée un édifice psychologique unique dont la règle naturelle de construction est l’auto protection. Lorsque celle-ci se réalise aux mépris d’autrui, la morale invite  la collectivité à isoler le délinquant en l’aidant à se restructurer.
   En introduisant l’éducation et l’enseignement de la Morale de la vie à l’école, les singularités psychologiques individuelles devraient plus facilement trouver le meilleur chemin de l’épanouissement dans le respect d’autrui.
   Le rôle primordial de la Culture est de stimuler l’invention d’us et coutumes n’excluant personne dans leur fonction d’épanouissement. Faute de savoir comment améliorer les handicaps psychologiques, la Culture doit offrir des modèles et des structures spécifiques pour que la diversité des comportements trouve à s’épanouir sans nuisance.
   La richesse d’une Culture se mesure à la fois par la limitation des pathologies qu’elle engendre et par son inventivité dans l’insertion des minorités dans la diversité sociale.

Publié dans Amour et sexualité

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