86 - L’adaptation

Publié le par Ya Santal

DSC01154.jpg    La civilisation industrielle marquée par le libéralisme arrive en fin de course. Rien ne semble pouvoir enrayer l’évolution désastreuse qu’elle produit sur notre planète. La destruction écologique constante et l’accroissement soutenu de la violence sont les signes avant-coureurs de la fin d’une époque.
   Les sociétés occidentales et notamment celles dont l’humaniste est profondément ancré dans la tradition éprouvent de grandes difficultés à s’adapter à ce tournant de leur histoire. La concurrence de la morale de l’argent et de celle de la vie s’exprime dans la cohabitation de deux cultures antagonistes. La volonté de changement ou au moins d’une évolution favorable regroupe les partisans de ces deux cultures sans qu’ils aient réellement conscience du camp qu’ils défendent. Leurs arguments s’inscrivent dans deux logiques différentes et s’opposent à l’infini dans des discussions stériles.
   Lorsqu’on joue, il n’y a que deux façon de gagner : tricher ou appliquer astucieusement les règles. À moins de profiter d’un rapport de force très favorable, les tricheurs se font jeter à l’instar des joueurs qui refusent les règles.
   La survie des nations contraint les dirigeants à appliquer les règles du libéralisme. Même s’ils cherchent à les appliquer dans un esprit humaniste, la concurrence impitoyable les contraint finalement à une rigueur toujours plus grande dans leur application.
   L’espérance d’une évolution favorable de l’équité économique à l’intérieur des nations n’est envisageable que par une adaptation réaliste aux contraintes du libéralisme. Cette adaptation ne sera possible qu’en suivant une stratégie dont la cohérence sera donnée par la Morale de la vie.

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