87 - Les trois acteurs de la production

Publié le par Ya Santal

DSC01470.jpg    Selon Marx, la plus-value est créée uniquement par le travailleur. Sa tendance à la violence, son goût pour la polémique, son besoin d’avoir un ennemi à combattre, ont perverti sa perspicacité. Il n’a pas voulu voir que la force de travail et le capital sans l’organisation étaient incapables de produire quoique ce soit.
   L’organisation apporte une valeur ajoutée au travail. L’antagonisme exploiteur exploité nie dans sa formulation, la répartition de la valeur ajoutée entre les trois acteurs que sont l’organisateur, le producteur et le financier. Le problème n’est donc pas selon la vision des révolutionnaires, aux exploités de lutter et de destituer les exploiteurs, mais d’établir une juste répartition du profit entre les travailleurs et les organisateurs et le capital. Le financier, le travailleur et l’entrepreneur sont les trois acteurs, moteurs de l’économie.
   Une égale motivation entre ces trois acteurs est la condition pour que le moteur tourne pacifiquement. La motivation repose sur l’intérêt individuel. Une répartition adéquate de la richesse produite entre ces trois acteurs auxquels on doit ajouter l’Etat nourrira la motivation pour une action vers un idéal économique et moral commun.
   Le capital sous les traits des financiers dispose d’un pouvoir qui dépasse celui de la classe politique. Les détenteurs de ce pouvoir ne sont pas identifiables en la personne de quelques  personnes richissimes. Ils se répartissent en une foultitude de propriétaires qui vont du milliardaire au petit salarié qui a placé ses économies à la banque. Leur intérêt commun donne toute sa cohérence et sa puissance au pouvoir de l’argent. Ce pouvoir se manifeste à travers les règles qui le régissent.
   L’organisation financière peut  évoluer sous une réelle volonté politique et avec elle le sens et la finalité à donner à l’économie. Les règles de la spéculation et celles de la rémunération doivent faire l’objet d’une réflexion en vue de leur évolution. Une évolution certainement nécessaire pour une reprise en main du destin de l’humanité par la conscience des hommes.

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