94 - Des raisons d’espérer

Publié le par Ya Santal

DSC01466.jpg   Nous Disposons de nombreuses raisons de croire qu’il est possible de sortir de l’ornière dans laquelle notre société semble enlisée.
   La clé est l’éducation. Le sens moral s‘apprend comme une langue, par la répétition et l’observation de modèles. C’est une question de volonté politique.
   Le sens moral insufflé à la population par l’apprentissage infléchira les règles de fonctionnement de l’organisation de la société.
  Tout d’abord, le libéralisme doit être considéré comme un atout pour l’avenir. Son principe de fonctionnement basé sur l’auto régulation des activités d’acteurs libres a suffisamment fait ses preuves pour être considéré comme un acquis positif. L’expérience en a  aussi montré les limites. Le progrès surgit de la dialectique entre la liberté créatrice et la régulation protectrice. La morale de la vie en donnant un sens à toute organisation, elle est le meilleur guide pour inspirer de nouvelles règles à expérimenter.
   Le changement progressif de la finalité du libéralisme sauvage qui est le profit pour le profit ne sera plus qu’une question d’imagination lorsqu’un consensus sera établis sur la morale de la vie comme fondement de la vie sociale et sur sa place à donner dans l’éducation et l’enseignement.
   La conviction que les relations dans le rapport d’intérêt tracent la voie royale pour le progrès dans la paix facilitera la traque de la violence et de l’injustice. La défense des intérêts individuels entretient le rapport de force entre les individus, tandis que le rapport d’intérêt facilite la conjugaison des efforts vers un projet commun pour le profit de tous.
   On sait notamment par l’expérience de la pratique du sport amateur ou d’actions bénévoles que les hommes sont capables de se dépenser jusqu’au bout d’eux-mêmes pour des valeurs qui ne sont pas vénales. Cette observation encourage à la réflexion sur une évolution de la société.
   Pour peu que sa sécurité soit assurée et que la reconnaissance des efforts soit un comportement sincère, l’homme dispose de motivations plus puissantes que celle de l’argent pour s’engager dans la réflexion et l’action. La condition nécessaire à l’émergence de ces motivations est l’existence d’une organisation qui répondent aux besoins fondamentaux de l’individu tout en partageant ses profits. Dégagé du souci de la sécurité, l’homme révèle ses potentialités pour peu que ses efforts soient reconnus. Dans ces conditions l’idéal et le jeu sont les carburants et comburants qui donnent l’énergie au moteur de la passion. On déborde d’énergie quand on réalise un projet dans une compétition amicale. L’aspiration suprême à vivre des échanges épanouissants qu’offre l’action gratuite, souffle sur les braises de la motivation.

Publié dans L'avenir

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