99 – La Morale : la science de la vie

Publié le par Ya Santal

DSC01143.jpg    L’homme n’est ni bon ni mauvais. C’est un ensemble biologique organisé pour vivre. Son corps est dépourvu d’arme naturelle. Il ne jouit  d’aucune griffe acérée, d’aucune canine proéminente, il ne secrète aucun poison ni ne produit de décharges électriques pour combattre, vaincre et se nourrir. Nu, il est beau et vulnérable. Sa survie dépend exclusivement d’un cerveau hyper développé, un cerveau uniquement capable de traiter de l’information et quasiment vierge à la naissance. Il naît dépourvu de toute programmation génétique apte à lui assurer une autonomie nécessaire pour survivre.
   À notre connaissance, dans tout l’univers  connu, pour la première fois, la survie d’un être vivant ne dépend pas d’un programme génétique. Pour survivre et pérenniser son espèce, il est contraint de découvrir par lui-même les lois à appliquer.
   Sa curiosité lui a permis d’élargir son champ de connaissance. Mais son ignorance l’a conduit à se métamorphoser en super animal. Il vit en meute nationale. Il défend son territoire à l’aide d’armes foudroyantes. Il extermine sans état d’âme ses congénères. Les plus forts d’entre eux accaparent les ressources naturelles et telles des fourmis, l’accumulation reste le but de leur vie.
   L’accroissement de la population mondiale et la limite territoriale de la planète et de ses ressources vont contraindre l’homme s’il veut pérenniser son espèce à s’intéresser enfin à la science morale : la science de la pérennisation de la vie. Une science qui si elle est appliquée avec talent devient un art, un art de vivre pour durer dans le plaisir vers le bonheur.
   Les sciences ont étendu la domination de l’homme sur l’ensemble de la nature. La science morale le sortira de l’Ere sauvage.

Publié dans L'avenir

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