101 - Le surhomme

Publié le par Ya Santal

DSC01129.jpg    Le surhomme de la culture de l’argent s’oppose à celui de la culture de la vie. Chez le premier, les qualités physiques et mentales surdéveloppées lui assurent une supériorité dominatrice dans le rapport de force. Le second est riche de qualités physiques et mentales qui lui assurent une capacité d’échange hors norme. Le premier est  dominateur, le second influent.
    La morale de la vie permet au surhomme, de jouir sans blocage de ses sens physiques et de ses facultés mentales, intellectuelles et émotionnelles. Les échanges opportunistes de toutes natures s’effectuent chez lui dans la plus complète fluidité sans qu’aucun mauvais tabou ne vienne perturber leur circulation. Ils le font vivre dans une ivresse exaltante que provoque l’échange total. Ils l’immergent dans la plénitude de l’instant par la magie de la fusion amoureuse avec le monde qui l’entoure. Ce que l’homme ordinaire expérimente dans de rares moments privilégiés, le surhomme est capable de l’éprouver à chaque instant de sa vie.
   Il n’est pas pour autant un homme béat. Au contraire, ses émotions ne le figent pas dans l’extase. Il est plein d’une vivacité qui multiplie ses échanges. Son empathie le pousse à l’action pour augmenter le plaisir partagé ou combattre la souffrance rencontrée. Son charisme, loin de se fonder sur sa force, s’exprime par un pouvoir d’influence que lui procurent sa capacité à multiplier les échanges en quantité et en qualité. Ce n’est pas un maître qui commande mais un serviteur qui influence.
   La qualité de surhomme n’est pas une vocation ni un don de la nature. Elle est le produit d’une éducation précoce. Le surhomme est un virtuose qui a appris très tôt les lois de l’échange et qui les maîtrise dans la pratique quotidienne. Le destin de chaque nouveau-né est de devenir un surhomme. Il n’en tient qu’à nous d’inventer une culture qui saura conduire tous nos enfants sur le chemin de la connaissance et de la maîtrise des lois qui protège la vie.
   Nous aurons alors édifié une civilisation plus grande que celle des Pharaons, des Grecs ou des Romains car, si leurs œuvres surent traduire une certaine perfection, dans cette nouvelle civilisation, c’est l’homme lui-même qui la manifestera.

Publié dans L'avenir

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