103 - Le dernier homme

Publié le par Ya Santal

DSC01170.jpg    Et si l’espèce humaine ne s’avérait être qu’une expérimentation de la nature. L’homme incapable de respecter les lois naturelles qui l’ont fait naître et exister pendant des millénaires, réunirait alors les conditions de sa disparition. L’insalubrité de la planète, la violence meurtrière et les épidémies viendraient à bout d’une vie naïve qui se croyait surnaturelle.
   Alors viendra le jour où, à l’instar du dernier dinosaure, un homme, lui aussi le dernier, s’effondrera. Conscient, il ne sentira pas les effluves âcres et nocifs, il ne verra pas le ciel aux tristes couleurs plombant une végétation affligée. Non, son regard fouillera les souvenirs d’un temps si proche.
   Les lagons bleus, les forêts exubérantes, les rivières poissonneuses et les rires d’enfants perceront son cœur dans la douleur d’un désespoir sans borne.
   Le dernier homme au visage d’ange expirera en sanglot et sur son corps arrêté, les larmes ruisselantes seront le dernier mouvement de l’espèce humaine.

Fin
de l’Essai.

Il est conseillé de lire cet Essai en débutant par le premier article.
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Publié dans L'avenir

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BERNARD 12/01/2009 13:24

Suite à mon commentaire précédent.J'ose entrevoir l'avenir de l'homme dans les étoiles !

Romain Marten 26/11/2008 20:31

Tout a une fin, dit-on, et si le premier réflexe intellectuel est souvent de la regretter, il faut savoir s'en accomoder.
Merci, merci infiniment pour cet essai cohérent, libre, et plein d'espoirs (tant intrinsèques que personnels). Parmi eux, celui un peu plus prosaïque que vous trouverez un éditeur, et enfin celui de lire prochainement de nouveaux textes de votre plume.
Votre essai se positionne, dans mon classement d'écrits philosophiques, second après l'Éthique de Spinoza...
Recevez toute mon estime et ma gratitude.
Romain Marten.

Ya Santal 07/12/2008 12:18


Je suis touché par votre admiration. Vous semblez partager avec moi l'idée d'une morale rationnelle. Il se pourrait que ne nous soyons que deux à en être convaincu!
L'élite intellectuelle  occidentale adhère à cette pensée unique qui consiste à réduire la morale à une science purement subjective et qui, par conséquent ne peut être enseignée par une
institution laïque. Nous sommes regardé par les philosophes avec condescendance. Il est claire que dans ces conditions les éditeurs ne vont pas éditer un inconnu qui s'opposerait à un courant
d'idée garanti par l'intelligentsia qui signent la production qu'ils éditent.
L'avenir dépend de votre génération.
Très cordialement
Ya Santal