110 - Désobéissance civile

Publié le par Ya Santal


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Chine communiste doit exulter et tous les pays totalitaires avec elle. La désagrégation des démocraties renforce leur modèle. Si l’ordre est le dernier rempart avant la sauvagerie, l’anarchie sera le fossoyeur des démocraties.
   La perte du sens de la civilisation et la perception de l’impasse vers laquelle la culture de l’argent dirige le monde enivrent les esprits les plus fragiles et les moins éduqués. Les caractériels théoriciens de l’utopie s’emparent d’un pouvoir d’influence laissé vacant par une élite intellectuelle désemparée. Les désespérés incultes telle une horde sauvage suivent les prédicateurs partisans d’un changement radical par la violence. La désobéissance civile, les actions insurrectionnelles, le vandalisme sous label humaniste, et les séquestrations se multiplient sous le regard bienveillant d’une majorité de la population de plus en plus irresponsable.
   Les peuples ne sont pas moins intelligents en période de crise qu’en période de prospérité. Mais faute de consensus sur un projet de société, en période de crise, l’intelligence se cristallise sans discernement sur les projets rendus compréhensibles par leur simplisme. Ces projets plein d’espoirs sont lancés par des meneurs manipulateurs qui dirigent l’énergie des désespérés vers le sabotage de la société. Malheureusement pour eux aucune ruine n’a jamais réussi à faire surgir un nouveau monde répondant aux espoirs de ceux qui l’ont désiré. Les révolutions ne profitent pas aux pauvres. Ils en sont toujours les victimes d’abord par ceux-là mêmes qu’ils ont hissé au pouvoir puis par la classe sociale à laquelle échoit finalement le pouvoir prédisposé par son savoir et ses capitaux.
   Faute d’éducation indispensable à l’exercice efficace de l’intelligence, la violence sauvage se généralise. Les responsables de cette anarchie et de l’évolution probable vers une société policière ne sont pas les quelques excités politiques  qui croient au changement en forçant le destin par la violence. Les vrais responsables sont à chercher dans les sphères du pouvoir légal et des élites qui font l’opinion. Ceux-ci sous les traits des partis politiques et des syndicats soutenus par les intellectuels s’opposent à l’ancrage de la morale de la vie dans l’esprit des enfants comme peut l’être une langue maternelle. Ce parti pris, en ignorant qu’une culture se fonde sur des valeurs, a pour effet de saper la cohésion sociale et de transformer la nation en une tour de Babel dont on se sait ce qu’elle devint.

Publié dans Opinion d'un moraliste

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