2 - Une rupture entre nature et culture ?

Publié le par Ya Santal

    La morale est un système de règles défini à partir d’une certaine conception du bien et du mal. Les plus grands philosophes se sont interrogés sur l’existence d’un vrai bien. La conviction actuelle généralement défendue nie la possibilité de définir un bien absolument vrai et, partant, une morale universelle qui s’imposerait à tous les hommes par la force de sa vérité au même titre que les règles mathématiques. Cette négation laisse supposer que le sens de la vie humaine échapperait à la rationalité qui a présidé à l’évolution biologique de la biosphère.
  Dans l’état actuel des connaissances scientifiques, l’idée qu’il puisse exister une parcelle de l’univers qui ne soit pas rationnelle est difficilement imaginable. Aussi, il paraît peu probable que l’apparition de la culture humaine soit l’occasion d’une rupture de cohérence dans la chaîne de tous les processus qui  ont fait évoluer la matière vivante, de la bactérie monocellulaire à la prodigieuse complexité de l’être humain. Même s’il n’y a pas d’intention (divine) dans cette fabuleuse histoire de la vie qui s’est poursuivie sur plusieurs milliards d’années, la constance de la nature  à respecter une logique de production de la vie est remarquable. Plusieurs lois ont déjà été mises en évidences par les savants. L‘une d’elles bien connue est la loi de la sélection naturelle de Darwin.
  Ainsi, selon les moralistes contemporains, l’apparition de la culture humaine viendrait en rupture de cohérence et s’opposerait à la nature alors qu’elle en est le fruit. La culture ne serait plus une évolution dans la biosphère, mais une mutation mortelle pour l’espèce qui en serait victime.

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